Conduire le changement par la culture, est-ce possible ? On n’acquiert pas une nouvelle culture par la seule motivation ou par la seule prise de conscience (insight) qu’une autre culture, plus adaptée, serait plus convenable précisément, pour se développer. Les recherches de B.J. Frogg de Stanford (fondateurs du Behavior Design Lab) l’ont montré : c’est l’agir, c’est l’action qui change les choses.
Bien sûr, il est toujours bon d’avoir un effet miroir pour découvrir sa propre culture d’entreprise qui est faite, conjointement, de la manière dont l’entreprise développe son attention à son environnement, de la manière dont elle vit ses interactions en interne et en externe et de la façon dont elle déploie ses productions, matériellement parlant. En un mot, c’est sa rationalité propre et la manière dont elle vit et fait vivre cette rationalité.
Plus synthétique encore, c’est sa philosophie, c’est-à-dire la manière dont elle prend soin du monde. On peut très bien conduire le changement par le biais de la culture, encore faut-il savoir exactement ce que l’on entend quand on parle de la culture cible (découvrir la matrice PST de Noetic Bees). Puis, une fois n’est pas coutume, citons Aristote lorsqu’il affirme, dans l’Éthique à Nicomaque (son fils) que « les choses qu’il faut avoir apprises pour les faire, c’est en les faisant que nous les apprenons : par exemple, en construisant qu’on devient constructeur, et en jouant de la cithare qu’on devient cithariste ». Devant cette apparente simplicité, c’est toute la question de l’apprentissage qui est en jeu. Apprendre à agir en ayant un autre état d’esprit, d’autres comportements, et d’autres outils, c’est un travail de tous les jours où les modèles comportementalistes et pragmatique s’avèrent efficaces. Avec notre partenaire AWKN, nous concevons des parcours sur-mesure pour qu’une nouvelle culture s’installe, si elle est jugée nécessaire.